Photographe à Lavey, Vaud (Suisse)

De Lavey à Cavaillon – Par la route des Grandes Alpes

Mini récit d’une ballade à moto jusqu’à Cavaillon (France) depuis Lavey (Suisse), en empruntant la mythique route des Grandes Alpes.

 

Durant 5 jours, j’ai pu associer 2 passions, la photo et la moto. Depuis plusieurs années, suite à diverses mésaventures, je n’ai plus de moto. C’était une Harley-Davidson Heritage softail classic . Mais, ayant la possibilité de pouvoir en « emprunter » une de temps à autre, il se trouve que cette année j’ai pu partir 5 jours avec mon fils. Hé oui, une ballade entre hommes, entre père et fils. Lui, moi chevauchant une Harley-Davidson.

Comment associé la photo là dedans ?

La moto disposant de 2 sacoches, nous avions décidé d’un commun accord (entre moi et moi-même) que chacun de nous en disposera d’une. Mon fils, ayant des besoins différent, avait pris encore moins de chose que moi. Par conséquent, il restait de la place … Juste ce qu’il fallait pour y glisser un Canon EOS 7D et deux objectifs, un EF 50mm 1.4 et l’EF 16-35L 2.8 II. Pas de trépied ni de flash, vas falloir faire avec, ou plutôt sans … De toute façon, le but premier est de rouler, la photo sera secondaire, très secondaire même. Elles se limiterons à quelques cols …

Nous voilà donc, en ce beau jour ensoleillé de samedi 30 juin 2018 prêt au départ à 9h00. Mon frère et sa copine en Spider vont nous accompagné ce matin.

 

Jour 1:

9h00, départ de Lavey pour le col du Grand Saint-Bernard (2’469m) qui vas nous amener en Italie. Température, très agréable. Arrivé dans les alentours de la ville d’Aoste, nous décidons de contourner cette ville par l’autoroute afin d’éviter la grosse chaleur et de gagner du temps. Notre route continue par le joli col du Petit Saint-Bernard (2’188m), qui nous fait traverser une deuxième frontière, pour arriver en France. Plus précisément à Bourg-Saint-Maurice, où nous nous arrêtons pour manger.

C’est là que nos routes vont se séparer, le Spider rentre en Suisse tandis que la Harley continue son chemin, désormais seul au monde …

On attaque par le col de l’Iseran, 2’770m d’altitude, puis on enchaîne par le col du Mont-Cenis (2’081m) où nous faisons une petite pause. Ce col relie la vallée de la Maurienne, en France, et le val de Suse, en Italie. Nous continuons en direction de l’Italie via Suse en suivant la route pour le tunnel de Fréjus. A Oulx, on bifurque sur le col de Montgenèvre (1’850m), entre le massif des Cerces (chaînon du Chaberton) et le massif du Queyras. Le col se situe sur la France. Là, nous descendons jusqu’à Briançon pour y passer la nuit. Il est presque tard, 18h45.

Mais, surprise, ce week-end a Briançon, il y a la fêtes médiévale … mais attention, nous sommes là pour rouler et non festoyer, donc …

Belle journée avec environs 340km dans le guidon en moins de 10 heures, pauses incluses. Il commence à faire vraiment chaud.

 

Photos du jour:

 

Jour 2:

Repas du matin à 8h00, 9h30 départ de la station service de Briançon. Oui, la moto aussi a soif.

Il fait déjà chaud, alors on ne traîne pas il faut vite prendre de l’altitude. Direction le col de l’Izoard dans les Hautes-Alpes, au nord-ouest du massif du Queyras, à 2’361m. Puis descente sur Guillestre et hop à nous le col du Vars (2’109m). C’est un col des Alpes du Sud. Il se situe entre les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence, la vallée de l’Ubaye avec le Queyras et l’Embrunais, entre les massifs du Parpaillon et d’Escreins. Malgré l’altitude, la chaleur commence déjà a nous gagner … Alors arrivé à Jausier, je ne vous dis pas …

Là, on attaque Le Col. Oui, Le Col. Celui de la Bonette, le plus haut d’Europe, à ce qu’il paraît puisqu’il se perche à 2’802m. Ce col ou route de la Bonette, relie la vallée de l’Ubaye à celle de la Tinée. On trouve plus bas, en direction de Saint-Etienne-de-Tinée, le « Camp des Fourches » en ruine. A Saint-Etienne-de-Tinée nous faisons halte pour manger. Là, nous sentons très fortement la chaleur … On ne traîne pas trop afin de vite retrouver la brise du motard. On continue la descente sur Saint-Sauveur-sur-Tinée où nous bifurquons en direction de Beuil via le col de la Couillole (cela ne s’invente pas …) à 1’678m. Trop chaud pour un arrêt photo, on continue sans marquer de pause. On est quand même dans les Alpes-Maritimes …

Arrivé à Beuil, on va en direction du sud afin de passer par les belles gorges rouge de la Cians. Paysage magnifique entre verdure et roche rouge (schistes, pélites). A la fin du Cians, lorsque celui-ci se jettent dans le fleuve Var, nous prenons a l’ouest en direction d’Entrevaux, ville fortifiée. Au demeurant très joli et donnant envie de visiter, la chaleur nous y fait renoncer. Elle me fait penser à Minas Tirith. Notre périple continue donc via les gorges du Daluis. Une route fabuleuse, encore plus impressionnante et plus jolie que les gorges du Cians. Rouge aussi. Mais là, oupsss il a fallu ralentir la cadence. Freiner la belle musique de ce fabuleux V2 de 1’690cc. Presque plus d’essence … Donc, on accélère tout, mais tout doucement jusqu’à Guillaumes. On fait le plein, pilote et copilote compris. Coup d’oeil à la carte et à la montre. Tiens, on a le temps de tirer jusqu’à Barcelonnette via le col de la Cayolle à 2’326m. La route pour y arrivé a été longue et pénible. Bosselées au point que je me suis demandé si nos amis Français n’avait pas goudronné une ancienne ligne de chemin de fer sans enlever les traverses … De plus, une partie de la trajectoire était une tranchée en graviers, pas facile du tout. Par contre, là-haut, nous avons eu droit à une belle quantité de marmottes. Malheureusement, très difficile à photographier correctement avec ce que j’avais pris. Le 135mm manquait. Après une pause plus grande que d’habitude nous quittons les Alpes-Maritimes pour nous retrouver à nouveau dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Barcelonnette, nous voici. Il est tout de même 20h00 et nous y restons pour une chaude nuit, d’un point de vue température, hein. Étape quasi similaire en distance (320km) et en temps (10h30).

 

Photos du jour:

 

Jour 3:

Nous avons décidé d’aller au Mont Ventoux. En chemin nous décideront si nous allons dormir à Cavaillon chez des amis ou du côté de Nyons. Départ donc à 8h40 en direction du col d’Allos (2’247m). Hé bien, nous ne franchirons pas ce col des Alpes du Sud, toujours dans les Alpes-de-Haute-Provence, car de l’autre côté du sommet, des travaux. Impossible de passer, nous rebroussons chemin jusqu’à Barcelonnette. Nous croisons la route avec des marmottes, sans pouvoir vraiment les photographier correctement (j’ai essayé).

De retour en « pleine », nous prenons la grande route a l’ouest en direction du lac de Serre-Ponçont, puis au sud sur Digne-les-Bains. Route bien rapide avec de grands virages à prendre en mode « confort ». On continue à l’ouest sur Château-Arnoux-Saint-Auban afin de donner a boire a la moto. On gaz jusqu’à Sault via la vallée du Jabron, et juste avant Séderon on bifurque sur Sault via le col de l’Homme Mort (1’213m). Nous somme maintenant dans le Vaucluse, région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Un petit repas bien mérité dans cette localité « carrefour » de Sault et hop cette fois on attaque le mont Ventoux. Ce sommet, culminant à seulement 1’911m, nous offre un paysage hors du commun et, accessoirement de la fraîcheur bienvenue. Cela valait la peine de quitter la route des Grandes Alpes pour aller voir ce sommet mythique. On descend sur Bédoin via une petite route forestière relativement fraîche. D’ailleurs nous avons croisé un cycliste qui poussait son vélo. Panne d’essence je suppose. La chaleur redevient difficile lors du passage des gorges de la Nesque qui nous ramène a Sault. Route à nouveau très bosselées et chaleur font que ce détour n’est pas très apprécié. Le paysage n’est pas aussi joli qu’espérer, bon en même temps, après avoir parcouru les gorges du Daluis … Bref, à Sault petite pause glace et confirmation de la descente à Cavaillon via Apt.

Une belle journée de presque 370km en 10h00 de route.

 

Photos du jour:

 

Jour 4:

Après une nuit très difficile à cause d’une chaleur écrasante et la chasse aux moustiques, nous reprenons la route à 8h30 en direction de Gap, via Carpentras, Nyons et les belles gorges de Sainte-May (entre Nyons et Serres). Belle route rapide, sans bosses, mode confort rapide. Nous voici de retour dans les hautes-Alpes. Après une courte pause repas à Gap, on repart en direction de Barcelonnette via le côté est du lac de Serre-Ponçont. Très belle route et belle vue sur ce lac, je recommande. A Barcelonnette, on redonne à boire à la moto. C’est que, ça boit quand même ce monstre de 1’690cc … On continue sur Briançon via les cols de Vars et d’Izoard. Nous dormons a Briançon dans la vielle ville cet-fois-ci.

Le choix de revenir sur la route des Grandes Alpes a été dicté par la chaleur. Il y a bien d’autre route pour rentrer en Suisse, mais je voulais très vite fuir le sud et la plaine. Dans cette pension, nous avons super bien dormis. Frais et calme dans cette jolie citadelle.

350km pour moins de 9h00 de route (toujours pause incluse).

 

Photos du jour:

 

Jour 5:

Nous voici déjà au dernier jour de fabuleux périple. Nous devons rentrer en Suisse. Mais par où ?

Hé bien par un autre chemin que l’aller. On commence à 8h30, départ pour le col du Lautaret (2’058m) pour atteindre le col du Galibier (2’642). Ce col est très joli a faire et dispose d’un tunnel pour ceux qui veulent pas aller tout en haut. De là, on peut rejoindre trois destinations (ou direction). Grenoble à l’ouest, Briançon à l’est et au nord Saint-Michel-de-Maurienne dans le département de la Savoie, via le col du Télégraphe. C’est là que nous continuons. A Saint-Michel-de-Maurienne, nous repassons le col de l’Iseran où nous faisons une halte au refuge. Nous dînerons à Bourg-Saint-Maurice, mais pas dans le même restaurant que le premier jour. Seul petit « écart » sur l’idée de ne pas rentrer par la même route.

Direction Beaufort via le col du Cormet de Roselend (1’968m) avec une petite halte à Bonneval les bains, piscine et hôtel jamais terminer. Pas un spot « urbex » assez intéressant à mes yeux, on ne s’attarde donc pas. On enchaîne avec le col des Saisies (1’633m) avec une belle pause glace et philosophique. Arrivé a Saint-Gervais-les-Bains me suis rendu compte que nous n’étions pas sur la route prévue. Par grave, on va rejoindre Cluses pour passer des cols des Alpes du Nord, en Haute-Savoie. A savoir le col des Gets (1’170m) et le col du Corbier (1’237m) qui nous amènes dans la vallée d’Abondance. On remonte la vallée jusqu’à la frontière Suisse, à Morgin, puis descente sur Monthey et retour à la maison.

Une dernière étape d’un peut plus de 400km pour environs 10h00.

Photos du jour:

 

Bilan d’une sortie de 5 jours

 

Je ne m’était jamais aventuré plus que deux jours à moto, alors là, pour un périple de 5 jours de presque 2’000km me faisait craindre courbatures et fatigues. Surtout après une pause de moto.  Hé bien que nenni. Rien de tous cela. Que du bonheur de se laisser emporter par par cet engin, d’écouter cette musique, de frotter les cales pieds à presque chaque virage. Bon en même temps, avec une Heritage, on touche très vite …. Mon fils a d’ailleurs prit le pli. Une belle virée, tant sur le plant du motard, mais aussi et surtout sur le plan humain. Un ado de presque 16 et son père.

En un mots: A refaire.

Pour ceux qui, comme moi, ne connaissaient pas cette route des Grandes Alpes, où ceux qui aimerais en savoir plus, voici un lien sur Wikipédia: La route des Grandes Alpes

 

Pour terminer, l’album photo complet de la sortie.

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